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Comment se pilote une Formule 1 ? heu... pardon, un convoyeur !

Solutions Manutention N°12 >> novembre/décembre 2015

Dans ce numéro, nous abordons dans notre dossier les convoyeurs et les machines de tri. Une fois installés, ils deviennent des lignes de traitement que l'on peut décomposer en deux parties : les moyens mécaniques d'un côté avec les convoyeurs à rouleaux, à bandes..., les transstockeurs, les robots, les machines de tri, les élévateurs, les machines d'emballage, les palettiseurs et dépalétiseurs, etc., et les moyens informatiques de l'autre avec le pilotage de ligne et les terminaux radio fréquence. Ces terminaux, associés à des lecteurs codes à barres, sont des outils qui permettent d'éliminer le papier et les risque d'erreurs qui en découlent. Ils donnent également la possibilité de travailler en temps réel pour optimiser la traçabilité des flux internes à l'entrepôt. Ils sont utilisés par les opérateurs en parallèle des lignes pour réaliser toutes les opérations physiques de picking que l'automatisation ne permet généralement pas d'effectuer. Par exemple, pour prendre 10 pulls dans un carton qui en contient 100, il n'est pas toujours intéressant d'automatiser !

Un système sous forme de pyramide, de sa base...

L'informatique de pilotage d'une ligne sert, comme son nom l'indique, à piloter la ligne dans son ensemble. Elle se décompose de la façon suivante : si l'on compare l'ensemble de ces systèmes à une pyramide, à la base se trouvent les capteurs (détecteurs de position, par exemple) et les actionneurs (moteurs, vérins...). Les informations fournies par les capteurs et les ordres donnés aux actionneurs sont pilotés par des automates programmables. Un automate programmable peut être assimilé à une unité centrale d'ordinateur mais offrant une fiabilité de niveau industriel (résistance aux variations thermiques, aux perturbations électromagnétiques...). Placés dans une ou des armoires spéciales, ils sont directement reliés aux capteurs et actionneurs implantés sur l'appareil (convoyeur, navette, machines...) qu'ils ont pour fonction de piloter. Au milieu de la pyramide, se trouve le superviseur. Logiciel installé sur un ordinateur "classique", le superviseur a pour fonction de superviser les fonctions de base de la ligne comme le contrôle des défauts, l'établissement des statistiques, les fonctions marche/arrêt, etc...

jusqu'à son sommet !

Au sommet de la pyramide, pour les opérations dédiées à la logistique, viennent les systèmes informatiques de gestion d'entrepôt qui sont, soit fournis par certains fabricants, soit déjà en place dans l'entreprise, les fameux WCS (Warehouse Control System) et WMS (Warehouse Management System). Ces deux systèmes couvrent la gestion des fonctions logistiques de l'entrepôt (la gestion de la préparation de commandes ou des stocks, par exemple). Le WCS, ou système de contrôle d'entrepôt, couvre plus largement les fonctions de pilotage, et le WMS, ou système de gestion d'entrepôt, les fonctions de gestion. C'est le « dialogue » entre tous ces éléments qui permet à la ligne de fonctionner. ● V.L.V.B.