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e-commerce : en finir avec le casse tête logistique !

Solutions Manutention N°17 >> septembre/octobre 2016

L’essor spectaculaire du e-commerce bouleverse la chaîne logistique. Avec près de 680 millions de colis livrés en 2015 selon les experts de Precepta, cabinet d'analyse indépendant, les logisticiens sont soumis à rude épreuve. Ils doivent en effet relever de sérieux défis : complexification de la supply chain, rentabilisation des activités, externalités négatives à l’échelle urbaine (embouteillages, pollution, etc.). C’est toute la chaîne logistique qui doit être repensée pour que les process soient viables économiquement et écologiquement, tout en respectant les équilibres urbains.

Repenser les schémas en amont et en aval

Les entrepôts doivent permettre de faire face à la gestion parfois tendue des délais, à la variation de l’activité, aux flux imprévisibles de retours, etc. Ainsi, l’entrepôt XXL répond particulièrement bien à cette exigence de flexibilité. Amazon ne s’y est pas trompé : son entrepôt logistique de Lauwin-Planque (Nord) s’étend sur 90 000 m2, soit plus de 12 terrains de football. L’automatisation participe également à la fluidification des process. Appelée à impacter à la fois le convoyage, le tri, le stockage et la préparation, elle doit cependant être maniée à bon escient, sous peine de perdre en efficacité. Enfin, le développement de stratégies cross et omni-canal assure une meilleure gestion de la massification des flux. En traitant dans les mêmes entrepôts les commandes Internet et les réassorts magasins, les entreprises réalisent des économies d’échelle sur le coût unitaire de traitement. Le bouleversement de ces schémas logistiques nécessite en outre la mise en place de systèmes d’informations performants pour optimiser le pilotage de chaque maillon.

La question des retours

Problématique encore trop négligée par les acteurs du e-commerce, la question des retours doit pourtant faire l’objet d’une véritable réflexion stratégique. Des opportunités variées doivent être offertes au consommateur (enlèvement à domicile, dépôt dans un commerce en relais colis, dans une consigne ou dans un magasin de la marque). Traiter les retours commerciaux rapidement et efficacement est une nécessité pour remettre les produits en vente dans les meilleurs délais. Par ailleurs, le taux de retour (très variable selon les produits) doit être réduit, notamment grâce au déploiement d’outils de vérification des adresses. Très variables selon le type de produits, les taux de retour peuvent atteindre jusqu’à 20% en moyenne dans le textile ou les produits haut de gamme. Cette étude étant plutôt longue mais pertinente, vous pourrez lire le dernière partie dans le prochain numéro de votre magazine ! ● Étude réalisée par Thibaud Brejon de Lavergnée dont le titre est "Logistique et e-commerce - Quelles options stratégiques pour optimiser les flux ?" pour le cabinet d'analyse indépendant Precepta, division du groupe Xerfi.