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Le cahier des perspectives économiques Evolis

Solutions Manutention N°54

Le cahier des perspectives économiques Evolis

Recensant de nombreux indicateurs prospectifs, le cahier des perspectives économiques Evolis fournit un tour d’horizon global macroéconomique conjoncturel, des baromètres sectoriels, une analyse des marchés des matériels de nos adhérents ainsi que des perspectives et des prévisions.

Demande soutenue et contraction de la production

Les dispositifs de soutien appliqués dans les économies développées ont fait la part belle au maintien de la demande, que ce soit concernant la trésorerie des entreprises ou bien l’épargne des ménages. La sortie de la crise sanitaire et la reprise induite de l’activité ont laissé place à un boom de la demande mondiale, notamment en provenance de la Chine et des Etats Unis. Face à cette demande exacerbée, l’offre mondiale, toujours contrainte, n’a pas pu suivre la cadence. S’en sont suivies des difficultés d’approvisionnement, accompagnées de tensions accrues sur les marchés des matières premières et de l’énergie, que le conflit russo-ukrainien n'a fait qu’accentuer.

L’inflation au centre des préoccupations

En France, la croissance se heurte à l’impact cumulé des chocs de prix, de la remontée de l’inflation, de l’incertitude occasionnée par le conflit en Ukraine et de contraintes aigues d’approvisionnement. Les dépenses publiques dédiées à la lutte contre la pandémie et au plan de relance s’atténuent. L’amaigrissement probable des trésoreries des entreprises et le durcissement à prévoir de leurs conditions d’emprunt devraient les amener à tempérer et même réduire leurs investissements à l’avenir.

Chez les industriels d’Evolis (constructeurs de matériels pour la manutention, le BTP, le traitement des fluides, de machines de production et robots industriels)

Le niveau élevé des prix des matières premières, les problèmes d’approvisionnement et les difficultés de recrutement contraignent l’offre, face à une demande jusqu’alors bien présente. En conséquence, les entreprises ont vu leurs délais de livraisons s’allonger et leurs carnets de commandes maintenus à haut niveau depuis plusieurs mois, ce qui augure d’une activité maintenue dynamique sur la fin d’année 2022. Les industriels d’Evolis anticipent une nouvelle année de croissance pour 2022, bien que celle-ci soit assurément moins vigoureuse que l’an dernier. ● Avec 600 entreprises adhérentes, employant 82 000 salariés et réalisant près de 18 Mds € de chiffre d’affaires, dont 65 % à l’export, Evolis matérialise une organisation solide et unifiée, représentative auprès des instances françaises et européennes.

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Les limites des robots industriels

Solutions Manutention N°53

Les limites des robots industriels

Le besoin en processus automatisés augmente, le marché des robots industriels devrait atteindre 31,3 milliards de dollars en 2028, selon Fortune Business Insights. Les fabricants prennent de plus en plus conscience des avantages potentiels que présente la mise en œuvre de robots en termes économiques et pour la production. Néanmoins, les robots industriels ne sont pas sans inconvénient. Voici certaines de leurs limites les plus courantes et quelques suggestions,sur ce que les fabricants peuvent faire pour les dépasser.

Accessibilité

En général, les robots industriels nécessitent un investissement initial important, notamment des coûts d'installation et de configuration supplémentaires. Les fabricants doivent également prendre en compte les futurs coûts de maintenance et le besoin de composants supplémentaires.

De même, la robotique est un secteur en constante évolution, de nouvelles machines apparaissant constamment sur le marché. Investir régulièrement dans de nouveaux robots pourrait être une difficulté pour certaines entreprises, en particulier les plus petites qui pourraient faire faillite dans leur tentative de suivre les tendances industrielles. Cependant, les robots industriels peuvent aider les fabricants à réduire les coûts de production et augmenter les bénéfices en optimisant le travail. Avec une stratégie d'investissement et un plan financier clairs, les robots sont les plus susceptibles d'apporter un retour sur investissement rapide. Une autre option intelligente consiste à investir dans des robots reconditionnés. En général, les robots d'occasion coûtent moitié moins cher que les robots neufs, tout en conservant leur efficacité et leur opérabilité.

Sécurité

Les robots industriels ont toujours été considérés comme dangereux dans les usines. Et pour une bonne raison : il s'agit de gros équipements massifs qui peuvent se déplacer à des vitesses très élevées. Les machines plus anciennes ne disposent même pas des capacités sensorielles nécessaires pour détecter les humains à proximité, ce qui les rend vulnérables aux collisions et aux accidents dangereux. Pour cette raison, de nombreux fabricants ajoutent des cages ou des cloisons pour séparer les robots de leurs collaborateurs humains. Plus récemment, avec l'introduction de robots collaboratifs, plus petits, plus légers et conçus spécifiquement pour le travail avec les humains, la sécurité est devenue l'une des principales priorités de l'automatisation industrielle. Davantage de pratiques réglementaires ont été mises en place pour les robots industriels massifs et les cobots. Bien qu'il y ait encore du chemin à parcourir pour atteindre une sécurité absolue dans l'usine, il ne fait aucun doute que des progrès sont en cours. Les nouvelles technologies telles que les rideaux de lumière, les lecteurs laser et les dispositifs de détection de présence sont largement reconnues comme une méthode permettant d'accroître la sécurité des humains. Une bonne pratique pour les fabricants consiste également à mener une évaluation des risques individuels de leur ligne de production et à former les travailleurs à la manière de réagir en cas d'accident potentiel.

Plus difficile à former

Les robots industriels nécessitent une programmation et une formation spécialisées pour effectuer des tâches. Les entreprises doivent donc embaucher des ingénieurs et des programmeurs expérimentés pour superviser l'installation des robots. En outre, même le personnel expérimenté peut avoir besoin d'une nouvelle formation lorsque de nouveaux logiciels sont développés ou que de nouveaux robots apparaissent sur le marché. Si un robot n'est pas correctement programmé, cela peut entraîner un dysfonctionnement et blesser les personnes qui l'entourent. Cependant, ces dernières années, une nouvelle méthode de formation des robots a été mise en œuvre : la programmation No-code ou Low-code. Elle permet aux employés ayant moins d'expérience en codage de configurer un robot à l'aide de la modélisation visuelle et d'interfaces utilisateur par glisser-déposer. En raison du format simple à utiliser des plate-formes No-code et Low-code, les robots peuvent être reprogrammés facilement pour différentes tâches en ajustant leur bras. Alors que les entreprises avaient autrefois besoin de plusieurs robots, un simple ajustement peut désormais être effectué par une personne sans compétences techniques, ce qui permet aux entreprises de gagner du temps, de l'espace et de l'argent. La tendance des plate-formes Low-code et No-code est en hausse. Il a été prouvé que les robots industriels simplifient le travail humain, apportent un retour sur investissement rapide aux fabricants et simplifient la production. Néanmoins, ils ne sont pas sans limites. Ils sont plus difficiles à former que les humains, nécessitent des investissements et des coûts de maintenance élevés et posent des défis en matière de sécurité. Bien que ces préoccupations soient légitimes pour les fabricants, elles peuvent être traitées avec une planification minutieuse et de nouvelles technologies pour les surmonter. Chez EU Automation, nous pensons que les robots industriels sont des ressources indispensables pour les usines "intelligentes" et nous suivons toujours les dernières actualités dans leurs développements. ● EU Automation – Fournisseur de pièces d’automatisation.

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Le DLR annonce les résultats du 1er trimestre 2022 !

Solutions Manutention N°52 >>

L’activité des entreprises de la fédération DLR reflète le retournement de conjoncture observé début 2022. L’activité globale des trois métiers que sont la Distribution, la Location et la Manutention, a été moins dynamique au 1er trimestre 2022 qu’elle ne l’a été fin 2021, avec, pour le matériel de BTP, un retournement dans la distribution (+34,8% au T4 2021 en variation trimestrielle contre -11,5% au T1 2022), pour la location (environ +4,2% au T4 2021 en variation trimestrielle contre -3,7% au T1 2022) et pour le secteur du matériel de manutention (+7,2% au T4 2021 en variation trimestrielle contre - 4,6% au T1 2022). Ce résultat s’inscrit dans la suite logique des difficultés auxquelles fait face l’économie française depuis le début de l’année.

L’ensemble de l’économie française fait face à des vents contraires.

Le PIB français s’est contracté de -0,2% au 1er trimestre 2022 après avoir très bien rebondi en sortie de crise sanitaire. La guerre en Ukraine est clairement le principal frein à la croissance, en pesant simultanément sur plusieurs facteurs : flambée des prix de l’énergie (et dans une moindre mesure de l’alimentation), difficultés d’approvisionnement accrues, pertes de marchés en Ukraine et en Russie. Les confinements en Chine, qui impactent les approvisionnements comme les exportations, sont également un obstacle à la croissance, quoique bien moins fort que la guerre en Ukraine.

La hausse des prix, tant sur la production que sur la consommation, est la principale difficulté auquel fait face l’économie française.

Alors que, depuis une dizaine d’années, l’inflation semblait définitivement appartenir au passé, le violent rebond actuel des prix nous apprend qu’il n’en est rien. En mai, l’inflation a atteint 5,2%, et devrait se maintenir au-dessus de 5 % dans les prochains mois. La hausse des prix est encore plus violente pour les producteurs : en mars, les prix de production de l’industrie ont bondi de 24,4 % en glissement annuel. Les entreprises n’ont pas pleinement répercuté ces hausses sur les consommateurs, ce qui laisse penser que l’inflation pourrait se poursuivre.

Ces problèmes de hausse des coûts se répercutent sur les trois métiers.

Les hausses des coûts et l’allongement des délais de livraison sont perçus par les chefs d’entreprises des trois métiers comme étant d’importants freins à l’activité. Ces deux problèmes sont d’ailleurs liés l’un à l’autre : les acheteurs sont prêts à payer plus cher pour être livrés plus rapidement. Les difficultés d’approvisionnement traduisent une offre insuffisante, facteur évident de hausse des prix.

Les entreprises des trois secteurs doivent sécuriser leurs approvisionnements.

Alors que ces dernières décennies avaient été caractérisées par des stratégies de baisse des stocks, de flux tendus et d’approvisionnements aux meilleurs prix dans le monde entier, la crise sanitaire puis la guerre en Ukraine ont montré la fragilité de cette organisation. Les entreprises des trois métiers DLR doivent réfléchir à une sécurisation des approvisionnements, même si cela implique des coûts un peu plus élevés du fait d’une hausse des stocks ou d’une diversification accrue des fournisseurs. ● La Fédération DLR a pour vocation de représenter, de promouvoir et de défendre les intérêts des entreprises des secteurs de la distribution, de la location et de la maintenance des matériels de BTP et de manutention.

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Les conséquences de la guerre en Ukraine pour le marché des palettes

Solutions Manutention N°51

La guerre en Ukraine et les sanctions de l’UE auront un impact important sur le marché européen des palettes. L’EPAL soutient les sanctions de l’UE dans l’espoir qu’elles contribueront à mettre rapidement fin à la guerre, à la violence et aux déplacements forcés des populations. L’EPAL est aux côtés du peuple ukrainien auquel elle témoigne sa compassion, son inquiétude et sa solidarité. L’EPAL reçoit régulièrement des informations de la part de ses titulaires de licence en Ukraine exprimant des besoins d’aide et elle soutiendra activement la population ukrainienne.

En raison de la guerre, la production de palettes Europe EPAL en Ukraine est actuellement interrompue dans bon nombre d’entreprises. Par ailleurs, actuellement l’Ukraine n’exporte quasiment plus de bois destiné à la fabrication de palettes et d’emballage vers l’Europe. En raison des sanctions contre la Russie et la Biélorussie, le bois importé de ces pays en Europe au cours des dernières années fera également défaut dans tous les secteurs de la transformation du bois. De même, on manquera de chauffeurs de poids lourds originaires d’Ukraine, de Russie et de Biélorussie, ce qui risque de causer du retard également dans le transport de matériaux et de palettes.

Selon Robert Holliger, président de l’EPAL << La guerre et les sanctions vont également peser sur la production de palettes Europe EPAL dans les pays de l’UE. Dans cette situation, comme toujours en cas de pénurie de bois ou d’augmentation du prix du bois, on constate toutefois que la réutilisation répétée durant plusieurs années de palettes échangeables comme les palettes Europe EPAL permet d’éviter ou de réduire les difficultés en approvisionnement en palettes. Nous nous attendons donc à une forte croissance de la demande de palettes Europe EPAL neuves. >> Il est d’ores et déjà probable que des goulets d’étranglement et des retards de livraison puissent apparaître dans les mois à venir concernant la fourniture de palettes Europe EPAL neuves aux utilisateurs. Cela entraînera en même temps une augmentation significative de la demande en palettes Europe EPAL d’occasion et réparées de toutes les classes de qualité.

Dirk Hoferer, Vice-président de l’EPAL déclare << Nous recommandons à tous les utilisateurs de palettes Europe EPAL de planifier dès maintenant avec leurs fournisseurs leurs besoins en palettes pour toute l’année 2022 et de ne pas tarder à passer leurs commandes de palettes Europe EPAL.

Dans cette situation difficile, qui sera probablement encore plus compliquée que lors des pénuries de 2021, les relations de confiance établies depuis des années entre les utilisateurs et les fournisseurs de palettes Europe EPAL prouveront encore une fois leur efficacité.>> Déjà lors de la pénurie de bois en 2021, ces relations ont permis d’éviter que de trop importantes perturbations ne se produisent dans la logistique des palettes et du transport.

Les pénuries attendues dans l’approvisionnement en bois ainsi que l’augmentation des prix de l’énergie, du transport et des matières premières auront également un impact sur les prix du bois à palette et des palettes Europe EPAL. Mais les palettes Europe EPAL en bois peuvent être utilisées pendant de nombreuses années et réparées pour un coût assez faible, et donc les prix d’achat plus élevés sont compensés par la réutilisation, l’échange, la revente et la possibilité de réparation. Les titulaires de licences EPAL et les prestataires de services du pool d’échange ouvert de palettes Europe EPAL soutiennent les utilisateurs dans cette démarche. ● L’European Pallet Association e.V. (EPAL), en tant qu’association internationale, assure l’organisation du pool d’échange de palettes Europe EPAL.

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Comment procède-t-on au dédouanement ?

Solutions Manutention N°50

Les formalités de dédouanement s’appliquent à tous les échanges de marchandises en dehors de l’Union Européenne. Jean-François Herber, formateur et expert en échanges internationaux chez Dialogis, du groupe Smartlog, nous donne quelques précisions sur ces obligations légales et fiscales.

Une déclaration via le service en ligne Delta

Les formalités de dédouanement ne concernent que les échanges commerciaux hors UE (ce qui inclut désormais le Royaume-Uni). À l’importation, elles consistent à acquitter les droits de douane et la TVA, ainsi que d’éventuels contrôles complémentaires pour certains produits spécifiques, tels que les produits sanitaires ou phytosanitaires. À l’exportation, le dédouanement permet la sortie hors du territoire douanier de l’UE, et la facturation en exonération de TVA. La déclaration en douane peut être enregistrée par le déclarant lui-même, qu’il soit exportateur ou importateur. Mais, le plus souvent, elle est effectuée par un professionnel du dédouanement, le RDE (Représentant en Douane Enregistré), que l’on appelait « Commissionnaire en Douane » avant la mise en place en 2016 du Code des Douanes de l’Union. << La déclaration s’effectue de façon dématérialisée par le biais du service DELTA (Dédouanement En Ligne par Traitement Automatisé), mis en place par l’administration des douanes >> explique Jean-François Herber. Cette application est l’équivalent du logiciel de l’administration des douanes françaises, incontournable pour réaliser ces déclarations en douane. Il est mis gratuitement à la disposition des opérateurs qui en font la demande, après signature d’une convention. Il existe également le Delta G (Global) pour le fret traditionnel, ainsi que le Delta X, mode simplifié pour le fret express (utilisé notamment par FedEx ou DHL pour les colis postaux).

L’anticipation de la déclaration douanière : un gain de temps !

Le document de déclaration peut être déposé au moment de la présentation des marchandises au bureau de douane. Mais cette formalité peut également être réalisée de façon anticipée, jusqu’à 30 jours avant la présentation des marchandises, auprès du bureau de douane compétent. << Cette option, non obligatoire mais fortement recommandée, permet d’éviter d’effectuer les formalités dans l’urgence et d’imposer un temps d’attente au transporteur. Cette pratique est systématique dans les échanges avec l’Angleterre >> précise Jean-François Herber. L’intérêt de l’anticipation est de pouvoir passer la douane sans freiner le flux logistique. Ainsi, cette étape ne nécessite plus l’arrêt du véhicule, et les documents sont contrôlés au moment du passage (voire avant). Les nouvelles technologies permettent une lecture automatisée des plaques de véhicules. La déclaration doit comporter plusieurs données essentielles engageant la responsabilité de l’opérateur : l’origine douanière et la provenance des marchandises (série de codifications à appliquer au moment de la formalisation et de l’émission du document), le code douanier des marchandises (nomenclature douanière), ainsi que l’incoterm (élément déterminant pour le calcul de la valeur en douane). Ce dernier permettra ensuite, si besoin, de connaître le montant de la liquidation douanière (montant des droits et taxes redevables à l’administration des douanes à l’importation).

Des formations sur les formalités et les missions de la douane

Des formations spécifiques permettent d’aider les opérateurs à se repérer dans toutes les obligations légales et fiscales à prendre en compte. << L’opérateur fournira ensuite ces éléments à son représentant en douane, qui sera chargé d’effectuer les formalités douanières >> explique Jean-François Herber. La responsabilité incombant toujours à l’opérateur (importateur ou exportateur), celui-ci doit donc avoir conscience de ses obligations, et du fait que passer par un transitaire ou un représentant en douane ne l’exonère pas des contraintes. Lors des formations, il est également question de la dématérialisation, fortement encouragée par l’administration. << On incite les opérateurs à utiliser l’application Delta G, et on les accompagne dans l’utilisation de l’outil et l’application des différents codes >> souligne celui-ci. Au cours de ces sessions, les missions de l’administration des douanes sont également rappelées. ● Dialogis propose ces formations via Supply Chain Experts, son cabinet de conseil spécialiste de la chaîne logistique & transport

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WMS et TMS, quelle est la différence ?

Solutions Manutention N°49

Le WMS (Warehouse Management System) et le TMS (Transport Management System) sont deux progiciels spécialisés dans la gestion de la Supply Chain. François Pennel, consultant pour Supply Chain Experts, présente les différences.

Le WMS pour la gestion interne de l’entrepôt

Les fonctionnalités du WMS, chargé de gérer les flux au sein d’un entrepôt, sont multiples. Ses principales fonctions sont les suivantes : savoir à tout moment où est un produit ; savoir à tout moment où en est une commande ; mettre en stock des quantités adaptées ; connaître le taux d’occupation de l’entrepôt (nombre d’emplacements disponibles) ; stocker de façon intelligente, en fonction de la spécificité et de la dangerosité des produits ; identifier l’emplacement des produits. << Dans des surfaces d’entrepôt qui dépassent aujourd’hui parfois les 100 000 m2 , l’homme n’est plus capable de le faire sans un support technique >> précise François Pennel ; garantir que la structure stockant le produit peut supporter un poids donné ; gérer instantanément les flux (décompte du stock en temps réel) ; implanter les produits par classe de rotation (les produits qui sortent fréquemment sont placés plus près des quais, afin de limiter les temps de déplacement dans l’entrepôt) ; ordonnancer les commandes clients en fonction du plan d’enlèvement des transporteurs (selon l’implantation géographique du client) ; organiser de façon optimale les zones de l’entrepôt (zones de stock et zones de picking) ; organiser des circuits au sol les plus courts possible, pour limiter les temps de déplacement ; segmenter l’entrepôt en différentes zones et "adresses" correspondant aux endroits de stockage, en catégorisant ces emplacements (flux rapides ou lents, poids et volumes acceptables, etc.). << Le WMS, qui permet une instantanéité de l’information, peut fonctionner exclusivement en mode dématérialisé par l’envoi d’EDI (échanges de données informatiques), ce qui rend le papier obsolète >> souligne celui-ci.

Le TMS pour la gestion externe de l’entrepôt

Le TMS, axé sur la partie transport, a pour fonction d’optimiser les opérations de transport ; identifier les colis et tracer les livraisons, choisir la meilleure solution de transport et organiser les tournées de livraison. Les deux progiciels (WMS et TMS) peuvent avoir un point de recouvrement fonctionnel sur la partie expédition et gestion du transport. Ils sont tous deux capables de pré- identifier les supports à expédier, de les étiqueter par un code unique (le SSCC) et de scanner les codes-barres pour trier puis router les colis tout au long du processus de livraison. << C’est le TMS, par le biais des informations données par le code-barre, qui donnera les instructions de routage. Le transporteur établit son plan de transport pour la journée en fonction des prévisions de volumes, le circuit entre l’enlèvement et la livraison chez le client, l’acheminement peut être différent chaque jour >> explique François Pennel. Il existe deux types de TMS, qui ont le même principe de fonctionnement, mais pas le même paramétrage : les TMS chargeurs (émanant des donneurs d’ordre chargés des expéditions) et les TMS transporteurs. La mission du TMS ne se limite pas à éditer des étiquettes permettant d’accélérer les flux sur la plate-forme des transporteurs. Le TMS chargeur permet également de référencer et de différencier les transporteurs (prix, destinations, types d’enlèvement…). Ce registre de données permet d’effectuer des simulations pour choisir les solutions d’expédition les plus adaptées, mais aussi de comparer la qualité et la fiabilité des transporteurs. Pour les transporteurs qui disposent d’une flotte de camions en propre, le TMS permet de planifier les tournées de livraison et de les optimiser, en complétant les chargements de marchandises par des enlèvements. Il présente également un avantage sur le plan de la facturation, notamment une pré-facturation en temps réel pour le chargeur, qui lui permet un meilleur suivi de son budget transport. Le WMS et le TMS ont été mis en place pour gérer les nouvelles spécificités du marché, dans un contexte de plus en plus complexe (accélération et mondialisation des flux). Ils ont su apporter de la performance économique pour l’entreprise, ainsi que de l’efficience et de la sécurité pour les salariés et une plus grande qualité de service pour le client. Mais un projet de déploiement de ces outils dans une entreprise nécessite le plus souvent un accompagnement et une formation des équipes, afin de choisir l’outil qui correspond le mieux aux besoins et d’en effectuer le bon paramétrage puis la mise en place. ● Supply Chain Experts, cabinet de conseil spécialiste de la chaîne logistique & transport

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Le DLR annonce des bonnes nouvelles !

Solutions Manutention N°48

Les résultats du deuxième trimestre sont, sauf pour la manutention, excellents, signant une très forte reprise par rapport à 2020, grâce notamment à l’ampleur des soutiens de l’État à l’économie française. Le dynamisme des adhérents de DLR suit la tendance observée dans tous les segments de l’économie française. En glissement annuel, le chiffre d’affaires de la location a augmenté de l’ordre de 54%, contre 37% pour la distribution et 2% pour la manutention. Dans le même mouvement, le PIB a cru de 19%. Ces résultats permettent de dresser un premier bilan de la gestion de la crise sur le plan économique. À la fin juin 2021, hors plan de relance, l’État a mobilisé 230 milliards d’euros toutes aides confondues pour soutenir l’activité, soit 10% du produit intérieur brut, quand la récession s’élève à près de 8%. Les entreprises des secteurs DLR ont bénéficié indirectement de ces aides : au deuxième trimestre, 67% des entreprises de la distribution, 30% des entreprises de la location et 29% des entreprises de la manutention ont un prêt garanti par l’État en cours.

Les résultats et anticipations des entreprises de DLR incarnent les défis de l’économie française : conjuguer reprise de la croissance, sécurité d’approvisionnement et gestion de la tension sur les recrutements.

L’optimisme consécutif aux résultats du premier semestre 2021 laisse place à des craintes pour la pérennité de la reprise. Le taux d’anticipation de hausse de chiffre d’affaires pour le troisième trimestre ne dépasse 50% dans aucun secteur. Deux sujets ressortent particulièrement : les pénuries de matériel chez les fournisseurs, qui rendent plus difficile le renouvellement des machines, et les tensions sur le recrutement, déjà présentes mais qui ressurgissent à la faveur de la reprise. Avec le redémarrage en flèche de l’économie mondiale, les cadences de production de certains intrants critiques, à l’image des semi-conducteurs, ne parviennent pas à répondre à la demande. De même, certains métiers connaissent de lourdes difficultés de recrutement : selon Pôle Emploi, 75% des embauches de mécaniciens et électroniciens de véhicules sont considérées comme difficiles. Ainsi, se dessinent deux priorités d’action pour les mois à venir. Il s’agit en premier lieu de sécuriser les chaînes d’approvisionnement des produits stratégiques, soit en constituant des stocks, soit en réinstallant des usines sur le territoire. Sur 9 334 produits importés par la France, 122 sont particulièrement concernés. Ensuite, les politiques de l’emploi devraient se réorienter vers la formation professionnelle en direction des métiers en tension. ● La Fédération DLR a pour vocation de représenter, de promouvoir et de défendre les intérêts des entreprises des secteurs de la distribution, de la location et de la maintenance des matériels de BTP et de manutention.

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L’entretien des batteries lors des temps d’arrêt

Solutions Manutention N°47

Les temps d’arrêt prolongés, par exemple lors d’un long week-end ou pendant les congés de l’entreprise, représentent un défi particulier pour les batteries d’entraînement des engins de manutention électriques. Lorsqu’elles ne sont pas utilisées, elles peuvent se décharger d’elles-mêmes voire, dans le pire des cas, perdre en capacité. Un entretien professionnel des batteries est le meilleur moyen de s’assurer que sa flotte de chariots élévateurs est immédiatement prête à l’emploi à chaque nouveau démarrage.

Le plus souvent, des batteries plomb-acide sont utilisées pour les engins de manutention électriques. Celles-ci doivent être stockées à l’état chargé pendant les temps d’arrêt prolongés, sans quoi elles risquent d’être endommagées, ce qui peut considérablement réduire leur durée de vie. Les chargeurs de batterie Fronius disposent de leur propre charge de compensation qui alimente en permanence la batterie. Les batteries sont ensuite immédiatement prêtes à l’emploi, même si elles n’ont pas été utilisées pendant un long moment. Cela permet d’éviter les coûts élevés de maintenance ou de remplacement.

Les batteries plomb-acide contiennent un électrolyte liquide qui doit régulièrement être rempli d’eau pendant le fonctionnement mais aussi pendant les arrêts prolongés. Il faut toujours utiliser de l’eau de qualité pour les batteries et respecter le niveau de remplissage donné. En outre, du gaz détonnant hautement explosif peut se développer à partir de ce type de batterie, et ce, même pendant les temps d’arrêt. Il est donc impératif de ventiler correctement les locaux de charge mais aussi d’éviter de fumer et de produire des étincelles ou des flammes nues à proximité des batteries. De plus, les utilisateurs ne doivent en aucun cas retirer le bouchon de purge des cellules de batterie pendant la charge.

De plus, les chargeurs de batterie Selectiva 4.0 offrent une fonction spéciale de décharge profonde, qui peut être facilement réglée directement sur le chargeur. Elle permet d’éviter de manière fiable une sulfatation nocive due à des temps d’arrêts prolongés ou à l’âge avancé des batteries plomb-acide. Ainsi, la capacité et les performances de la batterie peuvent être considérablement améliorées.

Il est également important de choisir le bon chargeur pour la bonne batterie. Grâce à leur détection automatique de la tension, les chargeurs de la gamme Selectiva de Fronius sont adaptés à différents types de batterie, avec des tensions et capacités variées, ce qui facilite considérablement leur affectation. Cela permet aux exploitants d’engins de manutention de se reposer entièrement sur la disponibilité de leurs batteries d’entraînement, même après de longues périodes d’immobilisation. ● Fronius est une entreprise autrichienne spécialisée dans les chargeurs de batteries, le soudage et le photovoltaïque.

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Le baromètre du DLR pour le 1er trimestre 2021 

Solutions Manutention N°46

Le premier trimestre 2021 des entreprises du DLR incarne la conjoncture économique de la France depuis le début de la crise du coronavirus : l’activité enchaîne les cycles d’effondrement et de reprise au gré des confinements. L’ampleur de ces variations est de moins en moins forte, les acteurs s’étant habitué à vivre, ou plutôt à produire, avec le virus. En comparant l’activité avec le T1 2020, la production des entreprises de DLR explose. Dans l’ordre décroissant : + 15,6% pour la location, + 10,9% pour la manutention et + 9,3 % pour la distribution. En comparant l’activité avec le T4 2020, en revanche, l’analyse s’inverse. Dans le même ordre : + 2,3% pour la location, - 0,9% pour la manutention et - 17,2% pour la distribution. Comme souvent, la location se porte moins mal dans les périodes d’incertitude. Selon la façon de présenter les données, les secteurs connaissent tous une croissance ultra-dynamique ou se répartissent entre hausse modeste et violente récession. Ce décalage s’explique directement par le "stop and go" sanitaire : le premier trimestre 2021 aura été l’occasion d’un nouveau confinement, bridant encore l’activité économique. Sur un an, tout va pour le mieux. Sur un trimestre, c’est la catastrophe.

Une croissance en trompe l’œil !

Dans cette conjoncture mi-figue mi-raisin, l’enquête nous apporte un motif majeur de satisfaction : les anticipations. Les intentions d’embauches et d’investissements sont proches de leurs maxima historiques dans les trois secteurs. Les questions supplémentaires posées sur le recours et l’usage des PGE (prêts garantis par l’État) invitent à des conclusions variées. Dans la location, seulement 8% des entreprises ont consommé une partie d’un éventuel PGE (à hauteur de 7% du montant). Au total, 56% des entreprises de location ont eu accès à ces lignes de crédit. Environ la moitié des acteurs disposent donc d’argent à faible coût pour mener certains projets au sortir de la crise. Dans la distribution, en revanche, 34% des entreprises ont consommé une partie d’un PGE (à hauteur de 60% du montant). Dans la manutention ces chiffres s’élèvent à 29% des entreprises (pour 80% des montants). Dans ces deux secteurs, les prêts garantis ont donc permis de faire face à la crise. Comme dans le reste de l’économie, la dynamique des entreprises pour les années à venir pourrait être menacée par l’endettement. Si la fin de la crise sanitaire approche avec la vaccination de masse, les conséquences macroéconomiques ne font que commencer. ● La fédération a pour vocation de représenter, de promouvoir et de défendre les intérêts des entreprises des secteurs de la distribution, de la location et de la maintenance des matériels de BTP et de manutention et ainsi contribuer à améliorer la compétitivité des entreprises tout en permettant aux acteurs de se connaître et de se rencontrer.

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Le point sur les différentes familles de CACES 

Solutions Manutention N°45

Le CACES (Certificat d'Aptitude à la Conduite En Sécurité) a fait l'objet d'une réforme, en vigueur depuis le 1er janvier 2020, qui encadre notamment l’arrivée de deux nouvelles recommandations d’engins. Loïc Allain, directeur du développement de Manuteo et associé au sein du groupe Smartlog fait le point sur le CACES et ses huit familles.

Les huit familles de CACES, dont deux instaurées par la réforme de 2020

Chaque recommandation est dédiée à une famille d'engins spécifiques :

- R489 : il s'agit du CACES le plus connu et le plus délivré qui concerne les chariots de manutention :

Catégorie 1A – transpalettes à conducteurs portés. Cat. 1B – gerbeurs à conducteurs portés.

Cat. 2A – Chariots à plateau porteur. Cat. 2B – Chariots tracteurs industriels.

Cat. 3 – Chariots élévateurs frontaux en porte-à-faux (capacité nominale ≤ 6 t)

Cat. 4 – Chariots élévateurs frontaux en porte-à-faux (capacité nominale ≥ 6 t).

Cat. 5 – Chariots élévateurs à mât rétractable.

Cat. 6 – Chariots élévateurs à poste de conduite élevable.

Cat. 7 – Conduite hors production des chariots de toutes catégories.

- R486 : nacelles élévatrices (ou PEMP : Plate-formes Elévatrices Mobiles de Personnes) fixes ou mobiles, à élévation verticale ou multidirectionnelle.

- R482 : tous les engins de chantier (mini pelle, pelle, chargeuse, foreuse, chariot télescopique de chantier, pelle rail-route…).

- R490 : grues auxiliaires de chargement, avec ou sans télécommande.

- R487 : grues à tour à montage par éléments à flèche distributrice ou à flèche relevable, et grues à tour à montage automatisé.

- R483 : grues mobiles, à flèche télescopique ou à flèche treillis.

La réforme de 2020, appliquant les recommandations définies par l’Assurance Maladie (avec notamment la Caisse Nationale d'Assurance Maladie), a rajouté deux nouvelles familles :

- R484 : ponts roulants et portiques, avec commande au sol ou commande cabine.

- R485 : gerbeurs à conducteur accompagnant levant entre 1,20 m et 2,50 m ou au-dessus de 2,50 m.

Une formation au CACES destinée à un large public !

Le CACES, reconnu par tous les employeurs en France, permet de justifier d'une formation et d'une évaluation pour pouvoir conduire un engin dans une entreprise. << Le CACES n'est pas obligatoire, mais le salarié doit être impérativement formé, évalué, se procurer un certificat médical d'aptitude et connaître les conditions de circulation dans l'entreprise. >> explique Loïc Allain. Cela lui permet d'obtenir une autorisation de conduite délivrée par l'employeur qui elle est obligatoire. Le CACES s'adresse à un public très large et à des profils très différents qui vont du spécialiste de l'entreposage (avec le CACES chariot), à celui du BTP (CACES engins de chantier) en passant par le technicien de maintenance (CACES nacelle). << Ce sont en grande majorité des entreprises qui demandent une formation pour leurs salariés, souligne Loïc Allain. Mais on peut également être sollicités par des administrations, ou directement par des demandeurs d'emploi financés par Pôle Emploi ou des particuliers qui utiliseront leurs CPF (Compte Personnel de Formation).>> La formation est dispensée de deux façons différentes : soit les intervenants se déplacent partout en France sur le site des clients, soit les stagiaires sont accueillis au sein du réseau de centres Manuteo, lors de formations en centre organisées tout au long de l’année. Ce réseau comprend des partenaires, mais également des centres en propre tels que Dammartin-en-Goële, près de Roissy. << Ce dernier, qui a ouvert ses portes en septembre 2020, a pour objectif de répondre aux besoins de tous les clients, y compris ceux qui souhaitent se positionner sur des CACES classiques comme les nacelles ou les engins de chantier les plus fréquents, mais également sur des CACES très rares, dont celui dédié à la Pelle Rail Route (R482 catégorie B3). >> précise Loïc Allain. Dans cet objectif, l'installation d'une ligne de chemin de fer près de Roissy est prévue pour mi-mai 2021, afin d'assurer les formations sur ce type d'engins. ● Manuteo, organisme de formation spécialisé dans la manutention et la sécurité au travail.

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Mise en garde contre certains dispositifs dits "anti-Covid-19" par l’INRS – Volet 2

Solutions Manutention N°44

Face à la pandémie actuelle, certains fabricants font actuellement une forte promotion de nouveaux dispositifs ou procédés dits "anti-Covid-19". L’INRS met en garde les entreprises et les salariés contre certaines de ces innovations qui non seulement ne réduisent pas le risque de transmission du virus mais peuvent en engendrer de nouveaux.

Quelles sont les précautions à prendre en cas de désinfection par UV ?

Les lampes dites "germicides", rayonnement UV-C sont largement utilisées en milieu hospitalier, dans les laboratoires mais aussi pour le traitement de l’air, de l’eau ainsi que dans l’industrie agroalimentaire. S’agissant de la désinfection des locaux, ce système nécessite que toutes les surfaces soient exposées au rayonnement direct (aucun effet derrière une paroi ou en dessous d’un meuble par exemple) et nettoyées préalablement (le virus pouvant être protégé des rayons par les salissures). Attention, certains produits de désinfection comme les produits chlorés peuvent se décomposer sous l’action des UV en produits secondaires susceptibles d’être nocifs pour la santé. Pour les personnels exposés au rayonnement UV-C, les risques pour la santé peuvent être importants : au niveau de la peau avec des "coups de soleil" pouvant allant du simple érythème à des lésions plus graves ainsi qu’au niveau des yeux avec inflammation de la cornée et conjonctive. Certaines lampes fortement énergétiques émettent un rayonnement dans le domaine UV lointain avec pour conséquence la production d’ozone dans des proportions non négligeables. Le code du travail fixe des Valeurs Limites d’Exposition Professionnelles (VLEP) pour protéger les salariés. Pour exemple, une exposition de quelques minutes de la peau ou des yeux à 1,5 m d’une lampe standard (15w) amènerait à un dépassement de la VLEP journalière. En conséquence, l’acheteur doit s’assurer de la conformité CE de l’appareil émettant des UV-C qui ne doit jamais fonctionner en présence des salariés et toujours être mis en service par des personnels avertis.

La désinfection des surfaces par l’ozone gazeux est-elle sans risque ?

Quant à l’utilisation de l’ozone gazeux en tant que biocide pour la désinfection de surfaces, si plusieurs études présentent de bons résultats sur diverses bactéries, moisissures et levures, la recherche bibliographique n’a pas permis de trouver d’études sur des virus "enveloppés" comme le SARS-CoV-2. Rappelons que l’ozone est un gaz irritant pour la peau et surtout les yeux et les muqueuses. Suivant la dose inhalée, des troubles, allant d'une légère irritation des muqueuses et d'une sécheresse buccale à des lésions pulmonaires, peuvent apparaître. Ils peuvent également s'accompagner d'atteintes neurologiques (maux de têtes, fatigue, troubles de coordination...). Par ailleurs, bien que l’ozone soit ininflammable, il peut aussi entraîner l’inflammation de matières combustibles et être à l’origine d’explosions, sous certaines conditions. Actuellement, en France, des sociétés proposent le recours à des générateurs d’ozone pour la désodorisation, voire la désinfection des locaux. D’après la documentation mise à disposition par ces sociétés, les équipements proposés génèrent des concentrations en ozone jusqu’à plus de 100 fois supérieures à la VLEP journalière. Dans ces conditions, le protocole de traitement des locaux par l’ozone gazeux doit permettre de garantir l’absence de personnes ainsi que l’absence de fuites de gaz vers les locaux adjacents. De plus, une phase d’assainissement de l’air, avec surveillance de la concentration résiduelle en ozone, doit être prévue à l’issue du traitement avant d’autoriser à nouveau l’entrée dans les locaux. Au regard des risques encourus par l’utilisation de l’ozone gazeux et des incertitudes qui semblent exister sur son efficacité vis-à-vis du SARS-CoV-2, l’application de la démarche de prévention des risques chimiques impose de chercher à substituer ce procédé par un autre moins dangereux, en s’assurant qu’il remplit l’objectif initial d’élimination du virus. ● Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS).

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L’INRS met en garde contre certains dispositifs dits "anti-Covid-19", volet 1

Solutions Manutention N°43

Intérêts des revêtements biocides, efficacité des purificateurs d’air, risques liés à la désinfection par UV ou ozone... Dans la lutte contre la Covid-19, de nombreuses entreprises interrogent les experts de l’INRS sur l’efficacité et l’innocuité de ces solutions.

Quel est l'intérêt des revêtements biocides dans la lutte contre la Covid-19 ?

Des produits de revêtement à fonction biocide sont actuellement proposés sous la forme de membranes, de films adhésifs ou encore de vernis à appliquer sur les surfaces. Le principal argument de vente est l’action désinfectante de longue durée vis-à-vis de différents micro-organismes, dont les coronavirus. Une telle action suppose à minima que le biocide contenu dans le revêtement ait un effet sur le micro-organisme ciblé (SARS-CoV-2) et que cet effet soit rapide. Il faut également que la surface à désinfecter soit préalablement nettoyée avant d’être parfaitement recouverte par ce revêtement. Rappelons que la désinfection ne s'envisage que pour les surfaces présentant un fort risque de contamination, c'est-à-dire approchées et touchées par de nombreuses personnes. Rapidement recouvertes de squames, de graisse et autres salissures, ces surfaces nécessitent donc un nettoyage très fréquent pour que le revêtement biocide continue d’agir. Ceci revient à effectuer des opérations de nettoyage qui sont, dans tous les cas, préconisées dans le contexte sanitaire actuel, même sans revêtement biocide. En effet, les tensio-actifs présents dans les produits de nettoyage classiques détruisent l'enveloppe lipidique des coronavirus et permettent déjà de les inactiver. Au regard des incertitudes sur l'efficacité de ces revêtements à fonction biocide et des conditions nécessaires pour qu'ils puissent agir comme leur nettoyage fréquent, ces produits ne peuvent pas être préconisés comme moyen de lutte contre la transmission du virus.

En quoi consistent les purificateurs d'air intérieur ?

Ces dispositifs aspirent l’air d’un local de travail et le rejettent dans ce même local après l’avoir traité par différents procédés. Basés sur une filtration HEPA (filtre à air à haute efficacité pour particules, d’après la norme NF EN 1822-1), ils peuvent diminuer la concentration de virus susceptibles d’être présents dans l’air mais ne peuvent en aucun cas se substituer aux apports d’air extérieur définis par le code du travail. Qu’ils fonctionnent en mode continu ou en mode séquentiel, ces dispositifs ne doivent donc être utilisés que comme compléments aux systèmes de ventilation (et pour maintenir des conditions de travail acceptables, notamment en situation hivernale). Seuls les dispositifs équipés de filtres HEPA de classe minimale H13 selon la norme EN 1822-1 et installés de manière parfaitement étanche permettent d’arrêter efficacement les aérosols susceptibles de véhiculer le virus, à condition d’un entretien régulier suivant les préconisations du fournisseur. Il est également nécessaire de s’assurer que ces purificateurs d’air intérieur sont adaptés au volume des locaux dans lesquels ils sont disposés et qu’ils n’entraînent pas des vitesses trop élevées pour limiter la dispersion des gouttelettes. Il est fortement déconseillé de choisir des appareils utilisant un traitement physico-chimique de l’air (catalyse, photocatalyse, plasma, ozonation, charbons actifs...). Non seulement leur efficacité vis-à-vis des virus n’est pas prouvée mais suite à une dégradation de polluants parfois incomplète, ils peuvent impacter négativement la qualité de l’air intérieur par la formation de composés potentiellement dangereux pour la santé, y compris des agents chimiques CMR (agents chimiques ayant des effets cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction). ● Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS). Le volet 2 dans le prochain numéro.

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Conserver l'énergie des batteries dans les environnements réfrigérés

Solutions Manutention N°42

Dans la logistique, les températures extrêmes compliquent souvent le travail au quotidien. En ce qui concerne l’entreposage et le transport de produits frais et surgelés, il est indispensable de ne pas casser la chaîne du froid. De nombreuses entreprises de logistique doivent d’ailleurs tenir compte de cet aspect, particulièrement lors des fortes chaleurs estivales. Toutefois, les températures ambiantes basses, comme celles qui prévalent dans le secteur du froid, représentent aussi un défi pour les batteries d’entraînement et les exploitants d’engins de manutention électriques. Afin de maîtriser ces difficultés, Fronius Perfect Charging a développé sa propre option qui veille à ce que les batteries et chariots fonctionnent de façon optimale même dans des conditions très froides. Les basses températures réduisent nettement les performances et la durée de vie des batteries de traction. La plupart n’ont plus assez d’énergie pour toute la durée de travail d’une équipe. À -15 °C, par exemple, les performances des batteries n’atteignent plus que 60 %. Pour éviter cette perte de performance, Fronius propose l'option Cold Logistics, spécialement développée pour ses chargeurs de batterie Selectiva 4.0. Le chargeur, équipé d’un capteur de température préréglé, sélectionne automatiquement la bonne quantité d’énergie pour charger la batterie de façon optimale. Les chariots et les batteries sont ainsi toujours prêts à l’emploi.

Performantes, même dans des conditions très froides

Grâce au process de charge Ri de Fronius, les appareils Selectiva chargent de façon flexible des batteries plomb-acide de différentes tailles, tensions ou capacités, ce qui simplifie leur affectation à un chargeur et réduit les erreurs de manipulation. Des fonctions spéciales supplémentaires, comme l’option Cold Logistics, permettent d’exploiter des engins de manutention en toute fiabilité, même dans des environnements difficiles. Les utilisateurs profitent ainsi d’une disponibilité élevée de leur parc de chariots, tout en optimisant leurs coûts d’exploitation à long terme. ● Fronius International est une entreprise autrichienne travaillant dans les domaines des techniques de soudage, du photovoltaïque et des chargeurs de batterie.

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Appel à vigilance sur le port effectif des Protections Individuelles Contre le Bruit (PICB) malgré le port du masque

Solutions Manutention N°41

Le port du PICB reste vécu comme une contrainte. << On a longtemps fait sans >>,<< Les oreilles s’habituent au bruit >>. Voici les quelques réflexions habituelles utilisées pour justifier la résistance au port effectif des PICB. Mais la majorité des grands groupes sensibilise les collaborateurs à la nécessité du port effectif, afin de respecter les obligations réglementaires développées dans la loi de santé au travail. À ce jour, les surdités professionnelles se positionnent au deuxième rang des maladies professionnelles avec environ 800 cas par an. Toutefois, cette sinistralité est loin de représenter la réalité car les dépistages de l’audition et notamment les audiométries de référence ne sont ni généralisés ni systématisés. Cette procédure dépend encore trop de la taille de l’entreprise et de son organisation, de la volonté en matière de politique de santé-sécurité. Ainsi, il n’est pas rare de croiser des salariés de TPE sous-traitantes de grands donneurs d’ordres ou des travailleurs intérimaires avec PICB absents des oreilles.

Il est important de protéger ses oreilles contre le bruit

Les oreilles n’ont pas la capacité à s’habituer au bruit pour la bonne raison qu’elles servent de "radar sonore de survie". Lorsque les yeux sont fermés, il reste les oreilles pour alerter d’un danger. Outre cette fonction, les mécanismes de l’oreille sont au cœur de deux fondamentaux nécessaires au développement de l’être humain : la communication, les émotions. Toute altération même momentanée de ces 3 fonctions clés – alerte, communication, émotion – déstabilise ou/et dégrade l’écologie santé mais aussi la qualité de la relation et la situation économique de la personne. La seule possibilité de préserver ces mécanismes essentiels est de porter les PICB de manière effective et continue.

Comment faire ?

En matière de protection, il est dans l’obligation de l’employeur de mettre à disposition du salarié un PICB. Mais, pour que ce matériel devienne "un ami santé du salarié", il doit répondre à la fois aux critères de protection et au confort en fonction des tâches réalisées. De l’occasionnel au sur-mesure, une panoplie de PICB a été développée pour répondre à l’ensemble des besoins. Cet investissement permet au salarié de travailler sans risque pour sa santé, sa vie sociale et sa situation économique. Cela contribue in fine à la santé financière de l’entreprise en évitant un grand nombre de coûts cachés. De plus, investir dans des PICB adaptés contribue à la fidélisation des salariés et à l’attrait de nouvelles recrues. Des arguments qui feront "mouche" pour attirer les jeunes de générations "z" et "alpha". Avec les contraintes supplémentaires des masques de protection, restons collectivement vigilants à maintenir le port des PICB lorsqu’ils sont nécessaires et indispensables (au-delà de 80 dB/8 heures d’exposition). Les symptômes acouphènes sont en pleine croissance au sein de la population et l’une des principales causes de survenue est liée aux Traumatismes Sonores Aigus ou Chroniques. Dans la majorité des cas, grâce à la protection, ces symptômes sont évitables. Nous pouvons agir. ● JNA, association à but non lucratif gérée par des experts scientifiques et médicaux et des acteurs de la prévention. Depuis 23 ans, elle agit sur tous les territoires de l’hexagone pour que la santé auditive devienne une clé de santé pour être en forme au quotidien.

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l’usage des matériels de construction et de manutention par la location 

Solutions Manutention N°40

La crise sanitaire que traversent actuellement les pays, les populations, les économies du monde, met en exergue deux points qui vont être essentiels dans les semaines/mois/années à venir : la capacité d’investissement des entreprises risque d’être affaiblie à court, voire moyen terme, et la production de biens et services ne peut plus continuer à se faire au détriment des ressources de la planète. Entre mi-mars et fin mai 2020, les ventes de matériels de construction et de manutention se sont littéralement effondrées et l’activité location de ces mêmes matériels est tombée à 15-30% de son niveau dit "normal". Depuis début juin, les activités redémarrent chez les clients de façons très diverses. Les sites, usines, chantiers, ports, relancent difficilement leurs activités (notamment les plus importants, confrontés à la mise en œuvre et à la gestion des nouvelles procédures liées aux gestes barrières). Certains secteurs étant, quant à eux, totalement à l’arrêt (l’évènementiel), ne devraient connaître qu’un très lent redémarrage.

Les professionnels de la vente, location et maintenance sont prêts !

Pour ce qui est de la vente de matériels neufs, on peut logiquement s’attendre à court terme à un arrêt ou, pour le moins, un ralentissement significatif des investissements clients. Leur quasi-absence de chiffre d’affaires des derniers mois, une trésorerie significativement atteinte, parfois un endettement conséquent auquel vont venir s’ajouter les échéances de remboursement des Prêts Garanties par l’État (PGE), ne seront pas incitatifs à l’achat en neuf. On peut s’attendre à ce que la maintenance des matériels prenne une importance encore plus grande (les SAV vont être sollicités), tout comme le commerce des pièces (neuves et d’occasion) et la recherche de matériels d’occasion récents. Bien évidemment, la location de courte et/ou longue durée devrait offrir nombre de solutions adaptées à la capacité et au besoin desdits clients.

Le changement climatique et le souci de l’économie des ressources mis en évidence par cette crise sanitaire.

Il va se poser comme une évidence que la location est souvent la meilleure option d’un point de vue économique et environnemental : réduction de la charge d'investissement dans les équipements, la maintenance et les autres coûts - flexibilité de l’usage par une offre de matériels en location souple et variée - location de matériels généralement bien entretenus (bonne efficacité, consommation optimisée, durée de vie prolongée) - réduction des distances de transport et donc des émissions de gaz par une offre de location disponible sur l’ensemble du territoire national - réduction des risques par l'externalisation de la responsabilité liée au produit et des coûts de conformité légale (portés par les entreprises de location) - réduction de l’empreinte carbone par l’économie sur les ressources (réutilisation des matériels). Dans l’actuelle situation, les offres de location de matériels de construction et de manutention vont être essentielles à la relance de l’économie de la nation en permettant d’ajuster au plus près ses activités aux exigences inéluctables de la décarbonisation et de la transition verte. ● Fédération DLR

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Nouvel arrêté autour du dispositif "stop & start"

Solutions Manutention N°38

Evolis, en étroite association avec Artema, industriel de la mécatronique qui est mobilisé sur le sujet depuis 2015, a permis la création d’une nouvelle fiche associée aux opérations standardisées d’économie d’énergie concernant l’achat ou la location de 24 mois au minimum, d’un engin automoteur non routier neuf à moteur thermique, équipé d’un dispositif "stop and start" *1.

Un nouvel arrêté

Ce nouvel arrêté du 10 janvier 2020*2 qui est entré en vigueur depuis le 31 janvier dernier, reconnaît en effet les dispositifs "stop and start" dans le cadre des certificats d’économie d’énergie pour les engins appartenant à l’une des catégories suivantes : chariot télescopique tout-terrain, chariot de manutention à mât, nacelle, fraiseuse, finisseur, niveleuse, compacteur et stabilisatrice de sols, mini-pelle (<6t), chargeuse télescopique, pelle sur chenilles ou sur pneus (>6t), chargeuse sur chenilles ou sur pneus, chargeuse-pelleteuse, chargeuse compacte à direction par glissement ou sur pneus, tombereau articulé ou rigide et bouteur. L’arrêté indique aussi le modèle d’attestation sur l’honneur fixant la liste des éléments d’une demande de certificats d’économies d’énergie et les documents à fournir par le demandeur comme la photographie lisible de la plaque "constructeur" de l’engin concerné. Pour rappel, le dispositif des CEE (Certificats d’Economies d’Energies) repose sur l'engagement d'un éligible (fournisseur d’énergie) d'apporter préalablement à la réalisation de l'opération, une contribution incitant le bénéficiaire à la réalisation de celle-ci et à la contractualisation de cette contribution. Le montant de la contribution est librement fixé par l'acteur éligible dans le cadre du processus d'incitation qu'il met en place pour valoriser l'opération. Si la "mise au catalogue" d'une fiche standardisée par un acteur éligible est de son propre choix et n'a rien d'obligatoire, la publication de cette nouvelle fiche va probablement amener certains éligibles intéressés à développer des partenariats pour permettre de valoriser cette opération. ● Richard Cleveland – Directeur du Pôle Technique et Environnement d’Evolis, organisation rassemblant environ 320 entreprises européennes des secteurs de la construction, la manutention et la circulation des fluides.

*1) Dispositif permettant l’arrêt automatique du moteur, lorsque l’engin est à l’arrêt et le moteur au ralenti, et son redémarrage par actionnement volontaire de l’opérateur.

*2) Arrêté du 10 janvier 2020 modifiant l’arrêté du 22 décembre 2014 définissant les opérations standardisées d’économies d’énergie.

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Nouvelle réglementation autour des salles de charge

Solutions Manutention N°37

Le 29 octobre 2019, la réglementation autour des salles de charge dans les sites industriels a évolué. Les sites industriels équipés de batteries lithium-ion dont la puissance de charge ne dépasse pas 600 kW ne seront pas soumis à l’arrêté réglementant les salles de charges. En comparaison, un site équipé de batteries au plomb est soumis à cet arrêté dès que sa puissance de charge dépasse les 50 kW. Cette évolution de la réglementation fait suite aux concertations entre le Ministère de l’écologie et Evolis, syndicat qui rassemble les entreprises installées sur le territoire européen qui conçoivent, produisent et commercialisent des équipements pour la construction, les infrastructures, la sidérurgie et la manutention.

Plus de vide juridique

Le syndicat souhaitait combler un vide juridique qui concernait les batteries au lithium-ion. Conformément à l’obligation légale depuis 2000, les salles de charges permettent de sécuriser les sites industriels qui manipulent des batteries au plomb. Ces sites doivent dédier à la charge des batteries un espace hautement sécurisé comportant par exemple des portes coupe-feux, un système de ventilation et un sol étanche à l’acide. En effet, les batteries au plomb émettent de l’hydrogène et contiennent de l’acide qui se déverse souvent sur le sol. Avec l’évolution de cette réglementation, les industriels pourront utiliser les batteries lithium-ion sans avoir une salle de charge dédiée car cette technologie ne présente pas de risque lié à l’hydrogène ou à l’acide.

Et des économies !

<< Grâce à ce décret, l’investissement nécessaire à la construction d’un site équipé de matériels fonctionnant grâce à des batteries lithium-ion est réduit, sa surface d’exploitation disponible agrandie et sa sécurité renforcée. Cette nouvelle réglementation démontre le gain de sécurité apporté par l’utilisation de batteries lithium-ion et va contribuer à l’essor de cette technologie sur le marché >> précise Lucas Toussaint Chef de produit énergie chez Jungheinrich. ● Jungheinrich. Fondé en 1953, le constructeur est spécialisé dans l’intralogistique avec une gamme complète d’équipements de manutention, de systèmes de stockage et de services.



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Comment bien gérer son magasin de stockage ?

Solutions Manutention N°36

Instrument-clé de la logistique de production, le magasin de stockage est un espace logistique dont il convient de bien saisir les particularités. La première d’entre elles, c’est la nature du stock. Il s’agit moins d’un stock homogène de produits finis homogènes que d’un ensemble plus hétéroclite de matières premières, de composants et de produits semi-finis. Un stock qui nécessite donc de prendre des précautions particulières. << Si l’on prend l’exemple de la peinture fine, on verra d’un côté un centre de distribution avec un stock relativement uniforme de tubes mis en boîtes, en cartons et en palettes, et de l’autre côté, en amont des lignes de fabrication, un magasin de stockage abritant des produits de tailles, de poids et de conditionnements nettement plus divers >> illustre Didier Aivazoff, directeur technique de Supply Chain Experts et associé au sein du Groupe Smartlog. Ainsi, on retrouvera dans ce magasin des bidons de solvants, pigments, produits chimiques, tubes vides, boîtes vides stockées à plat, etc. Un stock plus hétéroclite et complexe qui pourra également varier au gré des saisons et des cycles de production…

Entre sécurité et optimisation

Par conséquent, la disposition de ce stock nécessitera un soin particulier, tant pour limiter les risques associés au stockage de produits dangereux que pour optimiser les liens entre logistique amont et production. Pour rester sur la peinture, << alors que le produit fini ne contient qu’une quantité infinitésimale de produit dangereux, la matière première stockée en amont de la production, elle, va concentrer toute la dangerosité en un point précis >>. Ce stockage amont pourra donc impliquer le déploiement de murs anti-déflagration, de portes coupe-feu, bacs de rétention, etc. On pourra également disposer les stocks en les scindant, de façon à éviter la propagation d’un feu ou l’aggravation d’un sinistre. Ensuite, le magasin de stockage, contrairement au centre de distribution, n’a pour destinataire(s) qu’une ou plusieurs ligne(s) de production. Le lien entre ce magasin et la production, plus étroit et fait d’allers et retours incessants, est le plus souvent géré à travers un ERP et l’exploitation des données associées. Il fait l’objet d’une attention constante et d’une optimisation poussée. Il faut que les matières et composants arrivent en bord de ligne au bon moment, que leur flux s’articule avec une production planifiée, dont la performance est suivie via une batterie de paramètres comme le taux de rendement synthétique des machines. << Le magasin de stockage doit ainsi être prêt à séquencer la préparation pour pouvoir amener les produits sur les lignes en temps voulu >> commente Didier Aivazoff. La conséquence de tout ceci, c’est qu’il est peut-être d’autant plus crucial de bien former les équipes aux aspects sécuritaires, à la connaissance des environnements de production, à la gestion des risques et bien sûr aux réglementations associées, telles celles touchant aux produits dangereux. ● Organisme de formation et cabinet de conseil, spécialisé dans les métiers de la chaîne logistique et du transport, Dialogis accompagne les entreprises et leurs collaborateurs partout en France, et à l’étranger.

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Devenir préparateur(trice) de commandes en entrepôt

Solutions Manutention N°35

Afin de répondre aux besoins de recrutement des entreprises et des entreprises du travail temporaire, l’Afpa et le FAF.TT ont digitalisé le titre professionnel de préparateur(trice) de commandes en entrepôt, disponible dorénavant en blended learning (formation mixte). Cette nouvelle modalité permet de réduire la durée et d’optimiser le coût de la formation. Avec près de 72 000 intentions de recrutement en 2019, le métier de préparateur de commandes en entrepôt est le 8 ème métier le plus recherché. L’Île-de-France représente à elle seule la première région du secteur logistique avec 25% du parc logistique national. Le boom du e-commerce a un impact positif sur l’emploi et les besoins se concentrent essentiellement sur les préparateurs de commandes.

Six semaines de formation en présentiel et à distance

Pour recruter des préparateurs de commandes en entrepôt immédiatement opérationnels et/ou renforcer les compétences des collaborateurs, l’Afpa offre aux entreprises le choix de cette formation multimodale qui se déroule à 80% en présentiel dans les centres Afpa référencés par le FAF.TT dans les conditions réelles de travail. Les centres sont conçus comme de véritables entrepôts pédagogiques équipés du matériel professionnel requis (chariots de manutention, zones de picking, quais de chargement, logiciel de gestion…) ; et 20% à distance via une plate-forme de formation en ligne permettant le recours à l’ensemble des modalités de formation à distance : supports pédagogiques en ligne, classes virtuelles, chat... Dans le cadre d’une progression pédagogique définie, chacun peut travailler à son rythme et revoir les séances qu’il souhaite à tout moment.

Une formation testée et validée en Île-de-France

Pour s’assurer de l’efficacité de la formation et sécuriser son déploiement, la formation a été testée au centre Afpa de Gonesse. La formation a été suivie par « un groupe pilote » de 11 stagiaires. Ils ont tous obtenu leur titre professionnel avec succès. En 2018, plus de 1 000 stagiaires sont entrés en formation préparateur de commandes en entrepôt à l’Afpa, avec un taux de réussite à l’examen de près de 88%. ● l’Afpa (Agence nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes) est un opérateur majeur de la formation professionnelle en Europe. Le FAF.TT est administré de façon paritaire par les organisations professionnelles d'employeurs (Prism'Emploi) et de salariés (CFDT, CFE-CGC, CFTC, USI-CGT, FO, UNSA FCS). Son Conseil d'Administration est composé de 10 représentants de l'organisation patronale et de 10 représentants des organisations salariales.

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Les ventes de robots industriels en France progressent de 4,8 %


Solutions Manutention N°34

C’est ce que révèle l’enquête annuelle du Symop dont l’indicateur, qui suit la demande française en robots industriels neufs, avait enregistré une baisse des entrées de commandes en volume de -3 % sur 2018. Une demande somme toute très dynamique puisqu’il faut tenir compte de l’effet de base dû à la forte progression de 2017 (+32 %). Elle pourrait aussi être le reflet de la difficulté pour les intégrateurs de robots à faire face à une demande d’installation soutenue, alors que la ressource en compétences reste malaisée. Et l’étude annuelle des ventes en 2018 confirme la dynamique du marché. Réalisée auprès des acteurs du secteur, elle prend en compte uniquement les ventes de robots industriels pour des clients installés sur le territoire national. Par exemple, les ventes hors de France des filiales françaises des constructeurs de robots ne sont pas intégrées dans son étude. De plus, il convient de dissocier les entrées de commandes et les ventes/installations en termes de réalité économique. Les commandes expriment la vitalité de la demande alors que les ventes montrent la réalisation effective du projet d’investissement. Et en matière d’installation, les délais de fabrication et de livraison jouent un rôle majeur allant jusqu’au décalage des projets d’une année sur l’autre.

Les résultats de l'étude

Selon notre étude, 4 658 robots industriels ont été installés en France en 2018. Une progression de 4.8 % qui tient pour beaucoup au développement des robots polyarticulés (80 % du marché) et bien sûr des robots collaboratifs. Toutefois, ces résultats, représentatifs des développements du marché, doivent être complétés par des importations non appréciées ici et que nous estimons à plus de 1 000 robots à usage industriel sur 2018. Ce sont toujours les applications de soudage/brasage et de manutention qui sont les plus importantes avec respectivement 25 % et 52 % des ventes sur 2018. Le soudage par points a fortement progressé (+30 % des ventes entre 2018 et 2017). L’utilisation des robots en salle blanche et dans les opérations d’assemblage/montage se développe également même si ces applications ne représentent encore que 4 % des ventes. La croissance des ventes de robots en France est due à plusieurs secteurs industriels : l’industrie automobile, le premier secteur client avec 39 % des ventes, a maintenu ses installations de robots que ce soit chez les constructeurs (+9 %) ou les équipementiers de rang un (+13 %). Cette tendance à la hausse est constatée depuis 3 ans, malgré la propension au rétrofit constatée sur les anciennes lignes robotisées. La fabrication d’équipements électriques et de composants ou la transformation du plastique, mais également l’industrie du papier enregistrent une forte hausse des installations de robots cette année avec des croissances supérieures à 30 %. Ces pics de croissance sont plutôt le signe d’affaires transitoires. À l’inverse, on observe une baisse des ventes dans l’industrie alimentaire (-11 %), dans la construction de machines et équipements (-10 %), ou la fabrication de produits en métal. Les premiers éléments de 2019 laissent à penser que l’année restera bien orientée pour le secteur. ● Le Symop, organisation professionnelle des créateurs de solutions industrielles, représente les entreprises fabriquant ou commercialisant des technologies et équipements pour la production industrielle (outils numériques, machines et technologies de production, robotique...).

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Simulateur de conduite de chariot élévateur pour le prévention du risque de renversement

Solutions Manutention N°33

Les chariots élévateurs à contrepoids sont des engins de manutention très employés dans de nombreux secteurs industriels*. Leur conduite nécessite au préalable une formation adaptée qui peut se traduire par l’obtention d’un Certificat d’Aptitude à la Conduite En Sécurité (CACES). Néanmoins, chaque année, on dénombre plusieurs milliers d’accidents du travail et plus d'une dizaine de décès de caristes dont la moitié est liée au renversement latéral du chariot élévateur. Dans ce type d’accidents, le cariste est généralement éjecté de son siège et écrasé par la structure de protection du chariot. * Le parc français est estimé à 250 000 chariots pour un effectif d’environ 650 000 caristes.

Comment prévenir ces accidents ?

L'INRS a développé le logiciel de simulation Simchar, fruit d’une dizaine d’années de travaux de recherche menés en partenariat avec les manufacturiers de pneumatique. Ce logiciel est capable de reproduire au plus près de la réalité le comportement du chariot, en particulier, sa tenue de route. Pour prévenir le renversement latéral, une dizaine de modules pédagogiques simulent les situations à risque qui peuvent être rencontrées sur les plates-formes logistiques, comme la circulation avec des fourches en position haute, la prise d’un virage serré avec une vitesse excessive, les défauts du revêtement, les obstacles… Concrètement, Simchar se compose d’un module de commande comprenant un tableau de bord avec volant, pédalier, joysticks ou leviers. << Cette nouvelle version bénéficie des dernières avancées graphiques en matière de réalité virtuelle, tout en conservant le même niveau de fiabilité de simulation >> explique Pierre Lemerle, chargé de coordination de projets de recherche à l’INRS. Ce simulateur est également dynamique : des vérins installés sous le poste de conduite reproduisent les vibrations, les accélérations et l'inclinaison du véhicule en synchronisation avec la simulation graphique, ce qui favorise l’immersion des utilisateurs. De nouveaux exercices d’apprentissage sont proposés en lien avec les évolutions du CACES et en complément des cursus nécessaires pour son obtention. << L’objectif n’est pas de remplacer le formateur mais de l’assister. Simchar est complémentaire des cursus de formation. En effet, il permet de simuler des situations variées non reproductibles, que ce soit pour des questions de coût, de temps ou de sécurité >>insiste Eric Pierson, président d’Acreos. À ce jour, près de 70 simulateurs ont été commercialisés. La plupart équipe des organismes de formation professionnelle et des centres de formation d’apprentis (CFA). Certaines entreprises sont également équipées pour leur formation en interne, en France et à l’étranger (Asie, Afrique et Amérique du Nord notamment). Plus d’informations sur : http://www.inrs.fr/services/innovation/equipement/simchar.html● L’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) est une association loi 1901, créée en 1947 sous l’égide de la Cnam, administrée par un Conseil paritaire (employeurs et salariés).