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Des essais de batteries sodium-ion par Jungheinrich   

Solutions Manutention N°77 - Septembre/octobre 2026 >>

Jungheinrich franchit une nouvelle étape dans le développement de solutions de stockage d’énergie durables et lance des essais terrain de batteries sodium-ion sur des chariots industriels de plusieurs clients.

Une innovation pour une logistique durable

La technologie sodium-ion est considérée comme une alternative prometteuse aux batteries lithium ion conventionnelles. Elle se distingue par une plus grande disponibilité des matières premières, des coûts réduits et une meilleure empreinte environnementale. << Nous travaillons activement sur de nouvelles technologies de batteries afin de continuer à proposer à nos clients des solutions performantes, durables et économiquement avantageuses à l’avenir >> explique Martin von Werder, responsable du développement technologique chez Jungheinrich.

Des essais en conditions réelles d’exploitation

Dans le cadre de ce projet, des chariots sont équipés de batteries sodium-ion et testés dans des conditions d’utilisation réelles. L’objectif est de valider les performances et la fiabilité de cette nouvelle technologie dans un large éventail de conditions d’exploitation, afin de recueillir des informations précieuses en vue d’une production en série. Les premiers prototypes ont déjà été construits avec succès et testés sur des chariots élévateurs. Les avantages de la technologie sodium-ion sont évidents : le sodium est une matière première largement disponible dans le monde et non soumise à des contraintes géopolitiques. Cette technologie présente également des bénéfices en matière de durabilité, notamment grâce à une production plus économe en ressources et à une bonne recyclabilité. Par ailleurs, le coût réduit des matières premières et des composants permet de diminuer les coûts de fabrication et d’améliorer l’efficacité économique.

La recherche et le développement comme leviers essentiels

Jungheinrich collabore étroitement avec des fabricants internationaux de cellules et des partenaires de recherche afin de poursuivre le développement de cette technologie et de l’adapter aux exigences spécifiques du secteur de la manutention. Les essais réalisés en laboratoire et sur le terrain ont déjà permis d’obtenir des enseignements importants concernant la durée de vie, les performances et la sécurité des batteries. ● Jungheinrich, constructeur et fournisseur de solutions intralogistiques.

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Comment la Carsat aide les entreprises avec le Fipu ? Volet llI

Solutions Manutention N°76 - Juillet/août 2026 >> Volet III

Voici le dernier volet sur le sujet du "Fipu" (fonds d’investissement dans la prévention de l’usure professionnelle). Ce fonds public est rattaché à la commission des accidents du travail et des maladies professionnelles (CAT-MP) de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam).

Montant de la subvention, cumul et plafond

Comme cité précédemment, le taux de prise en charge est de 70% du montant de la facture HT, avec des plafonds et des règles de cumuls différents selon la taille de l’entreprise et la signature, ou pas, d’un accord de branche.

La valorisation des accords de branche :

Branches professionnelles appelées à négocier des accords de branche, déposés pour extension auprès de la DGT, identifiant les métiers et activités particulièrement exposés aux facteurs de risques ergonomiques.

Les entreprises relevant de branches professionnelles ayant conclu un accord étendu par la DGT bénéficient d’une valorisation de leurs financements. Cette valorisation se traduira par une augmentation : du pourcentage de prise en charge, des plafonds individualisés et des plafonds cumulés.

Les taux de prise en charge et les plafonds sur la période 2024-2027

Actions de préventions (équipements, diagnostics et formation), actions de sensibilisation et aménagements de poste :

Pour les entreprises de < 200 salariés et travailleurs indépendants :

Taux de prise en charge du montant HT des investissements : Hors accord de branche = 70% et avec accord de branche = 85%

Limitation de la prise en charge par usage d’ici 2027 : Hors accord de branche = 25 000 € et avec accord de branche = 50 000 €

Limitation des prises en charges cumulées pour tous les usages d’ici 2027 : Hors accord de branche = 75 000 € et avec accord de branche = 125 000 €

Pour les entreprises de > 200 salariés et travailleurs indépendants :

Taux de prise en charge du montant HT des investissements : Hors accord de branche = 70% et avec accord de branche = 85%

Limitation de la prise en charge par usage d’ici 2027 : Hors accord de branche = 25 000 € et avec accord de branche = 25 000 €

Limitation des prises en charges cumulées pour tous les usages d’ici 2027 : Hors accord de branche = 25 000 € et avec accord de branche = 25 000 €

Salaires des préventeurs :

Prise en charge forfaitaire : Hors accord de branche = 8 235 € et avec accord de branche = 10 000 €

Les étapes pour l’entreprise

Étape 1 : Prendre connaissance des conditions d’attribution de la subvention

Étape 2 : Transmettre le cahier des charges au fournisseur prestataire en s’assurant que ce dernier atteste que son équipement répond aux exigences de ce cahier des charges par la signature d’une attestation adhoc, ou prendre contact avec le Médecin du Travail

Étape 3 : Acheter le matériel ou commander la prestation

Réception et paiement du dit matériel

Étape 4 : Rassembler les pièces techniques : facture(s) acquittée(s) et attestation(s), incluant l’attestation fournisseur

Étape 5 : Rassembler les pièces administratives nécessaires au dossier

Étape 6 : Faire la demande sur NET-Entreprises

Demander une subvention depuis net-entreprises

Net-entreprises.fr est le portail officiel des déclarations sociales en ligne. Une fois connecté à son compte, il faut aller sur : Compte entreprise : Vos démarches maladie et risques professionnels, ensuite dans la rubrique « Mes services », cliquer sur « demander une subvention », puis suivre les indications. ● Carsat de Bretagne – Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail. Antoine De Lipowski – Ingénieur conseil à la direction des risques professionnels.

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Comment la Carsat aide les entreprises avec le Fipu ? Volet ll

Solutions Manutention N°75 - Mai/juin 2026 >> Volet II

Le "fonds d’investissement dans la prévention de l’usure professionnelle" (Fipu) est un fonds public rattaché à la commission des accidents du travail et des maladies professionnelles (CAT-MP) de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam). Voici la suite du volet I abordé dans le précédent numéro, N°74, mars/avril 2026. Volet III, et fin, dans le N°76, juillet/août 2026.

Le volet "Formations" ne concerne que les formations dispensées par les organismes habilités par l’INRS et par le réseau Assurance Maladie – Risques professionnels. L’objectif est qu’un trio dirigeant, animateur et opérateurs dans l’entreprise acquière les compétences utiles à l’animation et la mise en œuvre d’un projet de prévention des risques ergonomiques pour les salariés. Voici la liste : "Personnes-ressources ou chargés de prévention des TMS" pour tous les secteurs, ainsi que "Prévention des Risques liés à l’Activité Physique (PRAP) ". Une offre spécifique a été élaborée pour deux grands secteurs : l’Aide et le Soin à Domicile (ASD) ou en établissements du secteur Sanitaire et Médico-Social (SMS), le Transport Routier et Logistique (TRL) et le Transport Routier de Voyageurs (TRV). Cette offre s’adresse en général au dirigeant (développer et manager la prévention), à l’animateur du projet de prévention, aux acteurs prévention (opérateurs). Le financement de certaines formations de formateur qui vont ensuite dispenser celles-ci-dessus est aussi envisageable.

Le dispositif "Actions de sensibilisation" participe au financement d’actions de sensibilisation et de communication sur les risques ergonomiques à destination des salariés de l’entreprise. Par exemple, de l’infographie papier ou web pour la prévention des risques ergonomiques (affiches, documentation, modes opératoires, site internet…), l’évènementiel interne de sensibilisation des salariés aux risques ergonomiques avec l’organisation d’ateliers, forums, réunions… (frais de logistique (location de salle…), animation par un prestataire, préparation, bilan externe par un prestataire…

Le dispositif "Salaires de préventeurs" permet le financement des frais de personnel d’un préventeur chargé de la mise en place d’actions prévention et de sensibilisation des risques ergonomiques. Pour cela, il faut justifier : Contrat de travail en cours : CDD ou CDI - Libellé d’emploi explicite, par exemple : responsable HSE, ingénieur en charge de la prévention des risques professionnels, intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP), animateur prévention, référent prévention, … - Missions de prévention et de sensibilisation des risques ergonomiques - Tout ou partie de ses missions - Pour les salariés de l’entreprise.

Le dispositif "Aménagements de postes" est destiné au financement de mesures individuelles d'aménagement, d'adaptation ou de transformation du poste de travail d’un salarié qui doit être préconisées par la médecine du travail, s’inscrire dans une démarche de prévention de la désinsertion professionnelle, et être destiné à un salarié exposé de façon avérée (restrictions médicales, etc.) en lien avec un risque ergonomique (TMS - Troubles musculo–squelettiques, affections touchant les articulations, les muscles et les tendons). La subvention portera alors sur l’aménagement du poste de travail, les prestations associées, l’acquisition d’un ou plusieurs équipements (sans lien avec la liste des équipements du dispositif de subvention "Actions de prévention"). Un salarié exposé est un salarié en situation de désinsertion professionnelle ou en phase de le devenir, dans le cadre d’une démarche de maintien dans l’emploi dans l’entreprise et quelle que soit sa situation (reconnaissance RQTH ou non, en arrêt de travail ou non…). Il est possible que l’AGEGIPH complète l’investissement porté par la Carsat si l’entreprise garantie que le cumul des deux subventions ne dépasse pas le montant total de l’investissement, en complétant une attestation sur l’honneur. ● Carsat de Bretagne – Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail. Antoine De Lipowski – Ingénieur conseil à la direction des risques professionnels.

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Comment la Carsat aide les entreprises avec le Fipu ? Volet 1

Solutions Manutention N°74 - Mars/avril 2026 >>

Créé dans le cadre de la loi N°2023-270 du 14 avril 2023 portant sur la réforme des retraites, le "fonds d’investissement dans la prévention de l’usure professionnelle" (Fipu) est un fonds public rattaché à la commission des accidents du travail et des maladies professionnelles (CAT-MP) de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam). Le montant de la dotation nationale est fixé chaque année par arrêté (N-1) avec un objectif cible de 1 milliard d’euros sur 5 ans à raison de 200 millions d’euros par an sur le territoire. Le volet II dans le prochain numéro.

Pour qui, combien et comment ?

Les destinataires des financements du Fipu sont France compétences, les organismes professionnels de prévention des branches et les entreprises. Nous allons mettre l’accent sur les entreprises. La somme annuelle allouée aux entreprises du régime général (sauf organismes de la fonction publique) et aux travailleurs indépendants pour cette année est de 150 M€ pour toute la France mais géré région par région. Elle est destinée en priorité aux TPE-PME pour aider les entreprises dans leur démarche de prévention des risques ergonomiques. Le montant minimum d’une subvention est de 500 €. Pour les entreprises de toute taille, l’aide peut porter jusqu’à 70% (HT) de l’investissement réalisé, et atteindre 85% en cas d’accord de branche avec la CNAM.

Pour y prétendre, les entreprises doivent adhérer à un service de santé au travail (médecine du travail), avoir réalisé et mis à jour son document unique, avoir informé les représentants du personnel et être à jour de ses cotisations sociales. Pour les travailleurs indépendants, ils doivent adhérer à l’assurance volontaire AT/MP avant l’investissement, être affilié à un Service de prévention en santé au travail, être à jour de leurs cotisations sociales et ne pas employer de salariés à la date de la demande. Le financement est accordé sur présentation d’une facture acquittée (pas de réservation) et l’investissement doit être réalisé avant le 31 décembre de l’année de livraison des équipements ou de réalisation de la prestation.

Qu’est-ce que le Fipu finance ?

Le Fipu est constitué de 4 dispositifs de subventions : "Actions de prévention" - " Aménagement de postes" - "Actions de sensibilisation" - " Salaires de préventeurs".

Le dispositif "Actions de prévention" contient 3 volets : équipements, diagnostics et formations.

Le volet équipements détaille une liste limitative (ci-dessous), mais évolutive, de matériels éprouvés en prévention. Parmi cette liste, nous pouvons trouver des équipements spécifiques à nos métiers.

Les équipements de transfert :

Potences de levage fixes (limité à 2 t)

Portiques et ponts roulants (limité à 2 t)

Palonniers, préhenseurs, tubes de levage (limité à 2 t)

Les équipements roulants :

Tracteurs pousseurs et timons électriques, roues motorisées, diables monte-escaliers électriques, brouettes électriques

Chariots de manutention automoteurs à conducteur accompagnant (limité à 2 t)

Chariots de manutention automoteurs à conducteur porté (limité à 2 t)

Rolls, bacs et chariot de picking à niveau constant…

Les plans de travail réglables en hauteur :

Tables élévatrices motorisées…

Les équipements limitant l’exposition aux vibrations :

Sièges à suspension…

Les équipements spécifiques :

Filmeuses/housseuses…

Le volet "Diagnostics ergonomiques" permet d’analyser les situations de travail, les facteurs de risques présents et leurs déterminants. Il permet d’élaborer un plan d’action visant à réduire ces facteurs. Le diagnostic réalisé présente les points clefs : Contexte de l’entreprise, situation en matière d’accidents du travail et maladies professionnelles/TMS, raisons motivant la réalisation d’un diagnostic, méthode (participation du personnel notamment), description de l’activité, de ses contraintes physiques et organisationnelles, et enfin, mise en place d’un plan d’action avec solutions hiérarchisées. Il doit être réalisé par une personne dite "compétente" au sein d’un organisme référencé. L’intervenant choisi par l’entreprise est, soit : inscrit sur la liste des intervenants en prévention des TMS proposée par la Carsat Bretagne (Ergo réseau), ergonome au sein d’un Service de prévention en santé au travail (SPST), intervenant dans la démarche Adapt-BTP proposée par l’OPPBTP, chargé de mission Anact, consultant inscrit comme intervenant en prévention des risques professionnels (IPRP) auprès de la Dreets avec des compétences en ergonomie. ● Carsat de Bretagne – Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail. Antoine De Lipowski – Ingénieur conseil à la direction des risques professionnels.

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Le pesage certifié des véhicules… des changements !  

Solutions Manutention N°73 - janvier/février 2026 >>

À partir de janvier 2026, les instruments de pesage pour la délivrance des certificats de conformité des véhicules devront se conformer strictement à la règlementation de la métrologie légale. Ce règlement s’adresse à tous les constructeurs, carrossiers et aménageurs de véhicules utilitaires légers et lourds.

La nouvelle législation introduit l’obligation de peser et de stocker le poids total des véhicules fabriqués, dans le but de garantir les exigences de sécurité et la qualité du processus commercial. Le marquage doit garantir la conformité des dispositifs aux directives 90/384/CEE, 2009/23/CE et 2014/31/UE avec un marquage CE. Les plates-formes WWS de Dini Argeo sont des pèse-essieux et des pèse-roues entièrement fabriquées en Italie. Elles sont conçues pour toutes les applications où il est nécessaire de peser rapidement et facilement des véhicules ou des structures avec plusieurs points d’appui, tels que les voitures, les tracteurs, les wagons, les avions, les camions, les citernes, les accessoires et les équipements. Le kit à quatre plates-formes, avec indicateur à écran tactile et imprimante dans une mallette pour un transport plus facile, permet d’effectuer une seule opération de pesage pour obtenir toutes les données de poids : roue unique, essieu unique, poids total, calcul du centre de gravité, surcharges. Il procure une grande précision de pesage sur l’ensemble du véhicule et permet d’approuver le poids pour une utilisation avec des tiers. Ces kits sont conçus avec la plus grande attention aux détails, un profil bas et du caoutchouc antidérapant pour faciliter le positionnement des roues du véhicule et des raccords. De plus, ils sont homologués jusqu’à 3 000 divisions et classe de précision III afin de garantir une précision de pesage maximale. ● Dini Argeo – Fabricant italien de systèmes de pesage.

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Baromètre DLR/Asterès T2 2025  

Solutions Manutention N°72 - novembre/décembre 2025 >>

Au deuxième trimestre 2025, l’activité reste contrastée selon les métiers. La distribution poursuit sa chute, tirée vers le bas par l’effondrement des ventes de matériels neufs et d’occasion, face à une concurrence étrangère accrue. La manutention reste orientée à la baisse, même si la variation trimestrielle est positive, signe d’un léger répit après des trimestres difficiles. À l’inverse, la location confirme sa solidité, soutenue par une demande stable. Dans un environnement économique encore incertain, entre ralentissement de la construction et pressions internationales, les entreprises doivent renforcer leur agilité en diversifiant leurs activités (location, maintenance, reconditionnement) et en optimisant leurs organisations pour préserver leurs marges.

Au deuxième trimestre 2025, l’économie française a fait preuve de résilience (+0,3%) dans un contexte marqué par des instabilités.

La croissance annuelle, attendue à +0,6%, reste inférieure à son potentiel et peine à se diffuser à l’ensemble des secteurs. L’inflation, retombée à +0,9 % en août, apporte un léger regain de pouvoir d’achat aux ménages. Dans ce contexte, la Banque centrale européenne a marqué une pause dans son cycle d’assouplissement monétaire (taux de dépôt à 2%), après huit baisses de taux en un an. Elle devrait maintenir ce niveau en septembre en raison d’une incertitude accrue sur les perspectives d’inflation, notamment liée à la mise en place de nouveaux droits de douane. Le coût du crédit s’est tout de même allégé depuis un an, offrant ainsi des perspectives plus favorables pour l’investissement. Néanmoins, le climat des affaires (96 points) et l’indice du bâtiment (98 points) restent sous leurs moyennes de long terme. Les permis de construire et les mises en chantier reculent respectivement de 5% et 0,8% sur un an, limitant la visibilité des entrepreneurs.

Dans ce contexte, les trois métiers suivis par le baromètre affichent des trajectoires très contrastées.

La distribution s’enfonce dans la crise : le chiffre d’affaires dévisse de -18,1 % sur un an et de -17,2 % par rapport au T1 2025, sous le double choc de la contraction des ventes de matériels neufs (-27%) et d’occasion (-5%) face à la concurrence asiatique. Certains distributeurs tentent de compenser en accentuant leurs activités de location, notamment de courte durée, de maintenance et en développant l’offre circulaire (pièces détachées, reconditionnement). La manutention continue également de baisser et cède -7,9 % sur un an, bien que la baisse se modère par rapport au T1 2025 avec une variation trimestrielle positive de 21%. À l’inverse, la location confirme sa bonne santé, enregistrant une hausse de +0,8% sur un an et +6,9% sur un trimestre.

Les perspectives du reste de l’année dépendront d’un double levier.

D’une part, l’assouplissement des critères bancaires pourraient dégeler l’investissement productif et stimuler les carnets de commandes, surtout si les dispositifs publics en faveur de la rénovation énergétique sont reconduits. D’autre part, le secteur de la construction devra confirmer son redémarrage une fois l’incertitude politique dissipée : un rebond même modeste de la construction neuve, combiné aux programmes de rénovation et aux projets liés à la décarbonation, offrirait un relais de croissance décisif. Reste que plusieurs freins persistent — fragilité du BTP, concurrence internationale — et imposent aux entreprises de renforcer leur agilité : optimiser la gestion des stocks, diversifier les sources d’approvisionnement et accélérer la transition numérique pour sécuriser marges et parts de marché dans un environnement toujours volatil. ● La Fédération DLR représente, promeut et défend les intérêts des entreprises des secteurs de la distribution, de la location et de la maintenance des matériels de construction et de manutention.

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Des aides de la CARSAT avec Jungheinrich 

Solutions Manutention N°71 - septembre/octobre 2025 >>

Face à l'impact croissant des troubles musculo-squelettiques (TMS) qui touchent le secteur du transport et de la logistique, Jungheinrich se positionne comme un acteur clé dans la lutte contre ce fléau. Grâce aux nouvelles subventions proposées par la CARSAT (Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail), les entreprises peuvent désormais bénéficier d'un soutien financier élargi pour acquérir des équipements ergonomiques et sécurisés visant à réduire les TMS et à fidéliser leurs employés.

Des subventions étendues, pour des solutions innovantes

Les TMS représentent aujourd’hui 95 % des maladies reconnues dans le secteur du transport et de la logistique, entraînant un coût annuel de 73 millions d'euros et plus de 860 000 journées de travail perdues, soit l'équivalent de 4 000 emplois à temps plein (source : Ameli.fr). Dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre, il devient impératif pour les industriels d'agir rapidement pour diminuer ces impacts. Pour répondre à ces enjeux, la CARSAT propose des subventions aux entreprises souhaitant acquérir certains équipements. Jusqu’alors seuls 3 catégories de chariots élévateurs étaient éligibles à ces aides : les transpalettes électriques compactes, les transpalettes à lever ergonomique et les tracteurs pousseurs. Un tout nouveau cahier des charges vient d’être présenté par la CARSAT, permettant d'étendre les subventions à de nouveaux équipements, tels que les gerbeurs, les préparateurs de commande et les chariots frontaux. Désormais, jusqu'à 70 % du montant de la facture de l’équipement (avec un montant minimum de 1 000 € et un plafond fixé à 75 000 € pour les entreprises de moins de 200 salariés et 25 000€ pour celles qui ont plus de 200 salariés) peuvent être pris en charge. Jungheinrich propose un accompagnement complet à ses clients dans le choix et la configuration de ces équipements afin de répondre aux enjeux des TMS et de satisfaire les critères de la CARSAT. L'entreprise dispose des ressources humaines et techniques nécessaires pour aider ses clients à naviguer dans ce processus, souvent perçu comme complexe. Le constructeur propose des solutions en termes de matériel autoporté pour la réduction des vibrations sur les plates-formes suspendues. ● Jungheinrich, fournisseur de solutions intralogistiques basé à Hambourg. En 2024, avec ses près de 21 000 salariés, le constructeur a réalisé un chiffre d’affaires de 5 ,39 milliards d’euros.